2007-01-11

Bangkok 2

Le pays du sourire a tremblé dimanche dernier quand la barbarie a frappé de 9 bombes sa capitale. Bangkok est sous tension ce weekend, l'armée quadrille la ville et particulièrement le quartier que nous occuperons pendant ces 4 jours. Repère des backpackers du monde entier, Khaosan Road grouille de monde, Emmanuel et moi déambullons au milieu des échopes enfumées bercés par les morceaux de rock thailandé qui signalent les vendeurs de musique pirate. Notre hotel, le Rambuttri, entre la guest house de luxe et l'hotel marocain 3 étoiles est situé de facon stratégique, entouré de la beith habad et des multiples clubs qui couvrent le quartier. Manu me fait remarquer que c'est peut etre la beith habad qui est positionnée de facon strategique. J'avais déjà eu cette conversation avec Mordehai, le rabbin de Singapour, selon lui de nombreux juifs qui avaient perdu la foi en terre sainte revenaient à la religion dans cette ville pourtant pleine de vices. Dans leur quete agnostique ils croyaient échapper à leurs racines, mais la foi juive fait partie de ses choses qui lorsqu'on les fuit ressurgissent plus fortes encore.

2 Comments:

At 11:51 PM, Blogger Azoulay said...

Il est vrai qu'être à l'étranger rapproche de notre culture, on s'accroche à ce qu'on connaît, au moins au début, en recherche de repères dans un milieu totalement nouveau...

 
At 3:12 PM, Blogger Ylan said...

Je pense que tu as raison, le voyage, dans la perte des repères qu’il provoque, peut sucsciter une forme de repli. La recherche d'éléments familiers, comme l'appartenance communautaire, est probablement aussi un réflexe défensif. En l'occurrence dans mon dernier post je tentais de définir autre chose: comment cette perte de repère peut elle etre à l'origine d'une force créatrice ? Il y a bien sure quelquechose de très agréable dans la découverte d’une culture, de fascinant dans le recensement de nos similitudes, mais c’est justement parce que cela met en exergue nos différences. Le voyage, à l’instant ou l’on dépasse l'attitude purement contemplative des débuts (qui est aussi un réflexe défensif, tourné lui vers l’extérieur), devient un formidable outil d’introspection, de redécouverte de ce qui fait notre existence.

 

Post a Comment

<< Home