2006-08-09

NDP 2006

La national day parade est un de ces evenements propres aux nouveaux états, où le patriotisme encore frais, exulte sans complexe dans un élan à la fois puéril et grandiose. Après plusieurs minutes à scruter les visages d’une audience animée mais sage, j’aurais envie de dire qu’il n’y a pas d’autres blanc parmis les 50 000 tirés au sort présent dans le stade ce jour, que Clement, Marc et moi. Les journaux du lendemain me prouveront le contraire, les singapouriens entretiennent une sorte de complexe à notre égard qui les poussent à surmédiatiser les occidentaux. Notre entrée dans le stade bondé fut d’ailleurs le centre d’interet de plusieurs canards locaux. Notre présence ici en étonne plus d’un, moi le premier, c'est une amie de Lovey, travaillant au ministère, qui nous fournis les billets d'entrée.


Alors que les troupes investissent les lieux en bon ordre, bercée par cette musique propre au mauvais show, j’ai en effet le sentiment d’etre l’unique témoin conscient d’un moment de ferveur collective. Puis le président fait son entrée, devant une assemblée silencieuse, qui s’est levée quelques minutes plus tot, informée de son arrivée imminente. Je ne saurais dire si c’est la crainte, le respect ou bien l’amour, qui uni ce peuple dans l’adoration de son dirigeant. Je me plais à croire que c’est l’amour. A cet instant je ne peus m’empecher de penser à ma terre natale, où l’histoire récente a associé patrotisme et racisme jusqu’à valider parfois la detestation de nos racines communes. A l’heure ou la France souffre de multiples divisions, le patrotisme à la mode singapourienne, bien que simpliste, apparait comme le vecteur d’une cohésion salvatrice.

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