6 mars 2007, un matin comme tous les autres; ou presque. L'heure du déjeunée approche, de mon bureau, dos à la fenetre, je peux seulement voir le sommet des cranes de mes collègues. Les tetes émergent au dessus des postes avant de se replonger dans les écrans d'ordinateurs un peu à la facon de ces vagues qui se forment dans le sillage des bateaux. Si on fixe trop longtemps l'openspace on peut parfois ressentir un leger étourdissement. J'ai peu dormi la nuit dernière mais lorsque ma tete commence à se balancer doucement je sens bien que ce n'est pas le manque de sommeil mais bien autre chose qui m'étourdi. Le balancement dure et se fait plus insistant, il m'aura fallu encore 3 longues secondes avant de comprendre que la terre tremblait et avec elle l'immeuble un peu vetuste dans lequel je travaillais...Singapour ou contre ?
Qu'est ce que vous avez contre les mauvais jeux de mots ?
2007-03-06
6 mars 2007, un matin comme tous les autres; ou presque. L'heure du déjeunée approche, de mon bureau, dos à la fenetre, je peux seulement voir le sommet des cranes de mes collègues. Les tetes émergent au dessus des postes avant de se replonger dans les écrans d'ordinateurs un peu à la facon de ces vagues qui se forment dans le sillage des bateaux. Si on fixe trop longtemps l'openspace on peut parfois ressentir un leger étourdissement. J'ai peu dormi la nuit dernière mais lorsque ma tete commence à se balancer doucement je sens bien que ce n'est pas le manque de sommeil mais bien autre chose qui m'étourdi. Le balancement dure et se fait plus insistant, il m'aura fallu encore 3 longues secondes avant de comprendre que la terre tremblait et avec elle l'immeuble un peu vetuste dans lequel je travaillais...2007-02-22
Good Vibrations
déplaisait. En cherchant un peu j’ai decouvert que c’était Charles Canning, gouverneur général de l'ile en 1859, qui avait donné son nom à la colline oubliée (Bukit Larangan en malais). J'opte donc pour le concert des Beastie Boys, voila les fans rassurés... La préparation physique (il faut bien s'hydrater avant un concert) se déroule chez Enrique. Dans un fauteuil en fer forgé, création d'un artiste Berlinois (son nom arrive), je révise mes cours de Hip Hop sur l'écran géant qui projète les clips du premier groupe de rap blanc. Je les ai surtout écouté quand j'étais au collège. Dans la foulée de la vague grunge et encore abasourdis par son gourou Kurt Cobain, nous lancions des pogots sur les mix hip-hop d'inspiration punk propre aux Beastie's. Le concert peu commencer, après quelques flow des non moins célèbres Jurassic 5, les Beastie’s font leur entrée, la foule en délire éxulte oubliant la fine pluie qui démarre. D’après le journal Today, le groupe avait été refoulé par les autorité il y a une vingtaine d’années, les lyrics ayant été jugés infames, c’est dire l’euphorie des fans aujourd’hui. Rien ne viendra troubler la fete, Mike D, MCA et Ad-Rock dynamitent la scène dans un show terrible, ils bondissent dans les airs sur les lyrics de Sabotage, la quarantaine pointe mais ils sont toujours montés sur ressorts. 2007-02-16
Gōngxi fācái
2007-02-13
Un breton à Singapour
Selectionner un collocataire est un moment important dans la vie d'un expat. Clément ? ca c'est bien passé, c'est heureux, car que je ne l'avais pas choisis :) J'aurais surement bien vécu la solitude retrouvée mais l'avarice de l'acariatre maitre des lieux en a décidée autrement. Cela ne m'empeche pas d'apprécier la compagnie de Nicolas. Nicolas est francais, à vrai dire il est breton, un breton et un juif dans un appartement ? je vous raconterais dans un an. Pour l'instant il me surprend un peu, il apprecit le soleil malgré ses joues couperosées, n'est pas tellement porté sur la boisson et préfère le calme de l'appartement au tumulte des clubs de Clark Quay. Je préfère arreter là les clichés... on dit qu'ils sont susceptibles. Plus sérieusement bienvenue à toi Nicolas, j'espère que l'expatriation te sera autant profitable qu'elle ne l'est pour moi.2007-01-11
Bangkok 2
Le pays du sourire a tremblé dimanche dernier quand la barbarie a frappé de 9 bombes sa capitale. Bangkok est sous tension ce weekend, l'armée quadrille la ville et particulièrement le quartier que nous occuperons pendant ces 4 jours. Repère des backpackers du monde entier, Khaosan Road grouille de monde, Emmanuel et moi déambullons au milieu des échopes enfumées bercés par les morceaux de rock thailandé qui signalent les vendeurs de musique pirate. Notre hotel, le Rambuttri, entre la guest house de luxe et l'hotel marocain 3 étoiles est situé de facon stratégique, entouré de la beith habad et des multiples clubs qui couvrent le quartier. Manu me fait remarquer que c'est peut etre la beith habad qui est positionnée de facon strategique. J'avais déjà eu cette conversation avec Mordehai, le rabbin de Singapour, selon lui de nombreux juifs qui avaient perdu la foi en terre sainte revenaient à la religion dans cette ville pourtant pleine de vices. Dans leur quete agnostique ils croyaient échapper à leurs racines, mais la foi juive fait partie de ses choses qui lorsqu'on les fuit ressurgissent plus fortes encore.2006-12-30
Solly, cannot afford lah...
Négocier à Singapour c'est du grand art, certains disent que la clé c'est le rire, j'ai ri, jaune, lorsque la propriétaire de mon appartement, Ms Tan, une vieille dame de 83 ans mais qui a malheureusement toute sa tete, m'a annoncé 2 semaines avant la fin du bail que le loyer augmenterait de 40%. Une fois l'euphorie dissipée j'ai passé quelques coups de fil qui m'ont confirmé la folle hausse du marché, etre le voisin du président ca se paye. J'ai bien tenté quelques plaisanteries mais à chaque fois je me suis heurté à la volonté sans limite de la dame de fer. Après une première proposition à $100 de plus, j'en ai offert $200 qui m'ont été refusé avec le meme absolu, à ce demander si la vielle n'a pas fait ses classes chez Staline. La négociation s'arretera lorsque, pret à partir, je lui balance un "Solly, cannot afford lah", petite phrase de Singlish extraite de ce merveilleux guide que m'a offert Lovey il y a un an. La vielle rit de bon coeur et accepte ma dernière offre, comme si à cet instant je n'étais plus le colon blanc les poches pleine de fric mais un jeune singapourien comme un autre. Je pense tout de meme qu'elle m'a bluffé, coup dur à mon ego démesuré, cette année elle repeindra le salon !2006-12-28
Tourisme industriel
C’est plein d’entrain que j’entreprend la visite de l’usine Essilor de Bangkok, qui avec avec ses 3000 employés est la plus grosse usine du groupe. Mon guide, un thailandais au sourire outrancier, me conduit à travers les couloirs immenses du batiments des prescriptions. Il s’arrete devant l’atelier de surfacage et expose avec conviction les principes mis en oeuvre. La jeune ouvrière, impassible, ne lève toujours pas les yeux vers moi tandis que je continu de la dévisager.2006-12-10
David D'or à Orchard Tower
C'est ici à Singapour que je découvre cet artiste israélien, ce qui est déjà surprenant en soi, mais ce qui l'est d'autant plus c'est ce que j'entend quand le gars ouvre la bouche: David D'or a la particularité de chanter sur 8 octaves, ce qui le rend plus complexe musicalement qu'un piano ! Une voie somptueuse: depuis les mélodies graves empruntées au monde de l'opéra jusqu'au folklore israélien avec l'emblématique "avah naguila". Son orchestre est intéressant mais c'est surtout le talentueux flutiste, qui va enchainer en 5 minutes, pas moins de 4 instruments differents, du saxophone à la clarinette, avec toujours la meme virtuosité. Bravo !Zouk'Out 2006
Zouk'out c'est aussi une rave à la mode singapourienne: multi-culturelle avec un zeste de branchitude mais surtout raisonnable. Pas d'excés donc, si ce n'est le flow de Jazzy Jeff, qui en revisitant "assassin de la police" sur la très conventionnelle Sentosa island, offre un second souffle à NTM.
2006-11-28
Clement's Party
Le départ du Clem c'est à la fois un soulagement et une épreuve. Six mois à partager un appart et des voyages, ce fut une expérience intéressante et parfois déroutante. J'ai toujours était convaincu que cela se déroulerait sans anicroche, bilan : 1 à 2 disputes qui se sont terminées en franches accolades, mais surtout des fous rires que je ne suis pas près d'oublier. Pour illustrer notre partenariat singapourien j'ai choisi cette photo: dernière soirée officielle du duo ou le mélange des genres fut définitivement la clé du succès, mais dans mon esprit je garde la première phrase que tu m'as dite à ton arrivée ici : "Demain, on va a Tioman !".2006-11-19
HK1
Pour cette première visite de Hong Kong il fallait frapper fort. HK est over booké mais on s'installe dans le tout dernier hotel ultra tendance en se faisant passer pour des journalistes de mode, merci le "Fleming", on reviendra. En plein centre de Wan Chai la soirée s'organise au milieu des grattes ciel couvert d'échaffaudage, vértitable bambouseraie verticale. Puis c'est un verre à l'Aqua, deux sur D'Aguilar Street, quartier étudiant qui me rappel un peu Barcelone, enfin la bouteille au Dragon-I, après je ne sais plus...
Le jour on explore cette ville fascinante, tout en contraste, où les quartiers populaires grouillant de monde chevauchent les building à perte de vue. Puis c'est l'escapade à Kowloon, et la traversée de la ville depuis Causeway Bay jusqu'à Central en Tramway très 50's. Contrairement à Singapour ou la ville est sous controle, Hong Kong transpire un parfum de liberté, une bagarre peut éclater au coin de la rue, un ivrogne vous aborder, des choses dont on se passerait bien mais qui viennent confirmer qu'il y a une ame ici, un coeur qui gronde sous la mégalopole asiatique, HK.2006-11-10
What's cracking dude ?!
Certains reconnaitront Melvin sur la photo, jeune ingénieur civil de la marine américaine, qui a toujours préféré mon sofa au matela de ma chambre d’appoint. Quand je suis arrivé à Singapour c’est le premier gars avec qui j’ai sympatisé, quand on sortait il dormait chez moi pour ne pas à avoir à rentrer à la base, et en échange il m’emmenait faire mes courses au dépot de l’armée, ou je refaisait mon appartement avec $20. Tout en repensant à lui (il a quitté Singapour pour le Koweit il y a quelques mois) je réalise qu’à mon arrivée ici j’allais plus volontier vers les étrangers, bien que la barrière du langage se dressait plus que jamais entre nous. Cet épanouissement par l’effort est surement une caractéritique du voyage initiatique. Surmonter une difficulté dans un environnement inconnu procure un plaisir certain. Mais plus que nos discussions fatalement simplistes, ce que je retiendrais de Melvin c’est son coté "huggy bear", typiquement américain ; ou bien encore, le naturel avec lequel il enseignait aux chinoises du Devil’s Bar les pas de danse des gangstas de sa Californie natale.